Nouvelle réhabilitation de 1238 logements collectifs pour Lille Métropole Habitat

Nous sommes heureux d’avoir remporté l’appel d’offres de maîtrise d’œuvre pour la réhabilitation de 1238 logements collectifs répartis sur 5 résidences de l’agglomération lilloise, sur les communes de Lille, Armentières et Villeneuve d’Ascq.

Le projet, porté par Lille Métropole Habitat -OPH de la Métropole Européenne de Lille, d’un montant exceptionnel de 100 M€ TTC, prévoit une réhabilitation thermique ambitieuse, le traitement des pathologies et dysfonctionnements d’usage, ainsi que la mise en œuvre d’éléments préfabriqués sur l’ensemble du clos-couvert.

Équipe :
GROUPE ARCANE Architectes – Maîtres d’œuvre mandataires
ATELIER 204 – Architecte cotraitant
AUTREMENT DIT – Paysagiste cotraitant
PROJEX – BE généraliste cotraitant
DIAGOBAT – BE Environnement cotraitant
AMEXIA – BE Audit énergétique cotraitant
PROBIM – BIM Manager cotraitant

Les 5 résidences ont été réalisées sur le même principe constructif et présentent des problématiques techniques similaires.

Construites à la fin des années 1970 dans le cadre d’un concours d’innovation, les résidences sont conçues selon le modèle innovation Eléments Modulaires Combinables E.M.C, réalisé par l’équipe se composant de Michel Robert, Architecte et Urbaniste, le Bureau d’études SEGEC, avec comme mandataire commun de l’équipe, et l’entreprise générale COIGNET.

La résidence Fontenoy, première opération du programme de réhabilitation, s’inscrit dans un corpus homogène de cinq résidences comprenant 317 logements, 148 stationnements aériens, 126 stationnements souterrains.

Fontenoy, comme les autres sites du programme, manifeste une régularité d’écriture : des façades tramées, un calepinage vertical structurant à plusieurs échelles (structure primaire, joints verticaux, modules de parement), des loggias creusées dans la volumétrie, des garde-corps vitrés « transparents », et l’absence réelle de soubassement marqué. Le site se caractérise aussi par un plan masse sinueux, favorisant la porosité urbaine, l’orientation multiple des logements, et l’émergence d’espaces extérieurs différenciés, bien qu’aujourd’hui peu valorisés.

La résidence se situe en périmètres de protection au titre des abords de monuments historiques.

Le modèle E. M. C, élément remarquable du patrimoine architectural des années 1970, propose une non-superposition des niveaux, rendue possible grâce à la structure de poteaux, seuls points porteurs. Cette organisation des niveaux entre eux, créée un jeu de volumes en creux dans l’enveloppe. Ainsi, il est possible de retrouver des loggias, et des logements à orientations multiples qui procèdent de la liberté pour le concepteur dans l’aménagement des plateaux libres.

Bien que non référencé dans l’inventaire des modèles d’innovation des Hauts de France, issus des différents concours lancés de 1973 à 1975, ni labellisé ACR, le modèle EMC s’inscrit dans une logique architecturale et une qualité esthétique remarquable, qui mérite d’être mises en valeur.

Les enjeux patrimoniaux et architecturaux seront :
– Préserver et valoriser le système constructif EMC Coignet
– Révéler la logique structurelle et modulaire dans les projets d’ITE
– Proposer une transformation respectueuse du dessin initial mais contemporaine, adaptée au bâti existant et à chaque patrimoine
– Maintenir une cohérence d’ensemble tout en adaptant chaque intervention au gabarit et au contexte spécifique de chaque résidence.